26.11.2010
Développement politique, Justice et Paix dans le Monde: Mes questions au Président du Conseil Eurpéen Herman Van Rompuy
Ma réaction aux analyses sur la Paix et le développement dans le monde lors de la conférence animée par
Le Président du Conseil de l’Europe Mr Herman VAN ROMPUY et le chanoine François HOUTARD, directeur du Centre Tricontinental
Monsieur Van Rompuy, président du Conseil européen et Monsieur François HOUTARD, directeur du Centre Tri Continental
Ont tenu une conférence sur le thème de
L’Economie, l'Ecologie et le futur de monde au sens vraiment humain.
Le soubassement de leurs analyses est chrétien. La Société qu'ils rêvent tous les deux est celle qui incarne et repose sur les valeurs chrétiennes.
Nonobstant ce point de convergence fondamental, ils ont fait apparaître deux approches assez opposées qui revendiquent, chacune être le chemin d'établissement du Royaume de Paix et de Justice fraternelle.
Le capitalisme avec ses bienfaits (bénéfices ou vie pour les humains d' « en haut ») et ses dérives (coûts ou mort pour les humains d' « en bas »), pourrait-t-elle être ce chemin vertueux vers le paradis ?
Pour le Président du Conseil européen, c'est la voie à suivre. Pour François HOUTARD, altermondialiste convaincu, il faut des alternatives car le capitalisme ne sert que les puissants et anéantit les faibles.
Les écarts qui se creusent au jour le jour entre le Sud et le Nord est évident. Il pose un problème indéniable. Les avantages de la mondialisation et de la démocratie politique dans les pays du Sud sont-ils palpables ou non.
Avons-nous les indices de prédiction pour affirmer que les choses iront mieux demain?
L'insatisfaction des besoins élémentaires, la misère criante dans l'Afrique berceau de l'humanité et réservoir des matières premières (hommes ou esclaves, coltan, diamant, cuivre, bois, poisson dans le Tanganyika et qu'en sais-je encore; oui sans oublier l'or noir le pétrole) semblent créer le sentiment qui milite, malheureusement, en faveur de tout ce qui est déplorable aujourd'hui. Le terrorisme. Danger de l'Humanité malgré les avancées liées au capitalisme. Surtout quand on peut imaginer combien la recherche avérée de posséder l’arme nucléaire expose la vie de chaque femme et de chaque homme, peu importe sa condition matérielle. Comment on est arrivé là ? Et quelles vraies solutions qui répondent aux problèmes et peurs de ceux qui « n’ont rien à perdre » et au risque de pulvériser tout ce qui reflétèrent les prouesses extraordinaires en ce siècle ?
Social démocratie alors ? Mais c'est quoi au juste ? Pourrait-t-elle nous conduire à reconsidérer ou innover la doctrine du marché et réviser ou modifier fondamentalement, comme le suggère le chanoine François HOUTARD, la définition même de l'économie ?
Dans cette discussion houleuse mais alors combien respectueuse, force est de constater que l'homme doit rechercher continuellement à réinventer son avenir alors même qu'il n'est pas la référence de lui même.
Rien n'est donc figé et l'espace du questionnement, même très dérangeant ou inimaginable demeure. Les meilleures propositions elles, sont la suite d'une analyse qui est, au delà de la méthode SWOT (forces, faiblesses, opportunités et menaces) doit, effectivement, intégrer la question même de l'existence.
Pourquoi nous sommes là ? Sommes-nous le produit du hasard ? Où allons-nous ?
Des voies s'élèvent encore aujourd'hui pour dire qu'il existe des contraintes naturelles dans l'action de l'homme, ses désirs, ses passions, sa vision. Dans la vision et la pensée de l’homme « dieu », je veux dire ingénieux, imaginatif et co-créateur dans sa capacité de transformé son environnement (une donnée du problème), ne pas en tenir compte assèche l'esprit et la production optimale de l'esprit. Non pas la production efficace mais bien optimale comme source de l'épanouissement intégral de la personne humaine.
Monsieur Van ROMPUY a dit une chose importante. La liberté. Il a ajouté qu'au sens des valeurs intrinsèques à la condition humaine, plusieurs éléments, entre autres l'égoïsme privaient l'homme de la liberté. Il y a donc une autre misère. Et c'est exactement l'absence de la liberté.
De ces analyses produites par des érudits de taille, hommes de terrain et d'expérience, politiques alors même théologiens, j'adresse deux questions, spécialement au Président du Conseil européen Mr Herman Van Rompuy.
1) D'abord, cet assèchement de l'esprit qui semble être la conséquence de l'organisation de notre société en occident, ne produit-il pas d'autres formes de misères, graves, à tel enseigne qu'au delà des avantages mesurables et physiques du capitalisme, la solitude et la rupture de la chaîne de solidarité culturelle qu'elle produit, amenuisent substantiellement et dangereusement les chances d'avoir effectivement des femmes et des hommes pleinement libres - dans la dimension haute de l'humain ?
Est-ce qu'elle ne plonge guère l'homme exactement à la croisée des chemins qu'il faille s'arrêter et opérer le choix sur le sentier plus vertueux qui conduit réellement et assurément vers le triomphe des valeurs profondes exprimées par l'homme croyant et politique que vous êtes ? Même quand ce sentier serait parsemé de tant d’embuches et d’obstacles face au modèle auquel se réfère notre société aujourd’hui et dont les limites s’avèreraient non négligeables ? ;
2) Ensuite, la méthode comparative que vous avez usitée lorsqu'il fallait apprécier l'Afrique des temps anciens et celle d'aujourd'hui, notamment en termes des résultats justifiant le chemin jusque là emprunté (capitalisme) est-elle réaliste quant aux valeurs profondes que vous confessez et le drame corroboré par la négation de la vie humaine par des viols systématiques dans le KIVU, dans les Grands Lacs et au Congo ?
Que signifie la croissance économique que vous avez mentionnée face à près de cinq millions de morts à l'Est du Congo ou du génocide au Rwanda ? Cinq millions de morts en Afrique des grands lacs. Cela semble une situation sans pareille depuis la nuit des temps.
En dépit des questions, je suis persuadé que les moyens sont perfectibles, notamment dans la capacité des hommes à les repenser non pas en considérant les résultats matériels uniquement mais surtout en recherchant cet équilibre intérieur que vous avez évoqué et qui serait la source de l'équilibre extérieur.
Au cœur du monde, planter l'arbre. Le bon. Et y greffer des petits arbres qui seront compatibles et acceptés par le principe fondateur de la régénérescence et de la vie qui peut ne pas être schumpétérien. La vie de chaque personne humaine dans sa dimension sacramentale.
En remerciant encore ces éminences pour la volonté qu'ils partagent à penser un monde plus juste et plus sûre. Un village planétaire de Paix.
Alex Lumpali
15:02
Écrit par Alex Lumpali, Pr
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Développement politique, Justice et Paix dans le Monde: Mes questions au Président du Conseil Eurpéen Herman Van Rompuy
Ma réaction aux analyses sur la Paix et le développement dans le monde lors de la conférence animée par
Le Président du Conseil de l’Europe Mr Herman VAN ROMPUY et le chanoine François HOUTARD, directeur du Centre Tricontinental
Monsieur Van Rompuy, président du Conseil européen et Monsieur François HOUTARD, directeur du Centre Tri Continental
Ont tenu une conférence sur le thème de
L’Economie, l'Ecologie et le futur de monde au sens vraiment humain.
Le soubassement de leurs analyses est chrétien. La Société qu'ils rêvent tous les deux est celle qui incarne et repose sur les valeurs chrétiennes.
Nonobstant ce point de convergence fondamental, ils ont fait apparaître deux approches assez opposées qui revendiquent, chacune être le chemin d'établissement du Royaume de Paix et de Justice fraternelle.
Le capitalisme avec ses bienfaits (bénéfices ou vie pour les humains d' « en haut ») et ses dérives (coûts ou mort pour les humains d' « en bas »), pourrait-t-elle être ce chemin vertueux vers le paradis ?
Pour le Président du Conseil européen, c'est la voie à suivre. Pour François HOUTARD, altermondialiste convaincu, il faut des alternatives car le capitalisme ne sert que les puissants et anéantit les faibles.
Les écarts qui se creusent au jour le jour entre le Sud et le Nord est évident. Il pose un problème indéniable. Les avantages de la mondialisation et de la démocratie politique dans les pays du Sud sont-ils palpables ou non.
Avons-nous les indices de prédiction pour affirmer que les choses iront mieux demain?
L'insatisfaction des besoins élémentaires, la misère criante dans l'Afrique berceau de l'humanité et réservoir des matières premières (hommes ou esclaves, coltan, diamant, cuivre, bois, poisson dans le Tanganyika et qu'en sais-je encore; oui sans oublier l'or noir le pétrole) semblent créer le sentiment qui milite, malheureusement, en faveur de tout ce qui est déplorable aujourd'hui. Le terrorisme. Danger de l'Humanité malgré les avancées liées au capitalisme. Surtout quand on peut imaginer combien la recherche avérée de posséder l’arme nucléaire expose la vie de chaque femme et de chaque homme, peu importe sa condition matérielle. Comment on est arrivé là ? Et quelles vraies solutions qui répondent aux problèmes et peurs de ceux qui « n’ont rien à perdre » et au risque de pulvériser tout ce qui reflétèrent les prouesses extraordinaires en ce siècle ?
Social démocratie alors ? Mais c'est quoi au juste ? Pourrait-t-elle nous conduire à reconsidérer ou innover la doctrine du marché et réviser ou modifier fondamentalement, comme le suggère le chanoine François HOUTARD, la définition même de l'économie ?
Dans cette discussion houleuse mais alors combien respectueuse, force est de constater que l'homme doit rechercher continuellement à réinventer son avenir alors même qu'il n'est pas la référence de lui même.
Rien n'est donc figé et l'espace du questionnement, même très dérangeant ou inimaginable demeure. Les meilleures propositions elles, sont la suite d'une analyse qui est, au delà de la méthode SWOT (forces, faiblesses, opportunités et menaces) doit, effectivement, intégrer la question même de l'existence.
Pourquoi nous sommes là ? Sommes-nous le produit du hasard ? Où allons-nous ?
Des voies s'élèvent encore aujourd'hui pour dire qu'il existe des contraintes naturelles dans l'action de l'homme, ses désirs, ses passions, sa vision. Dans la vision et la pensée de l’homme « dieu », je veux dire ingénieux, imaginatif et co-créateur dans sa capacité de transformé son environnement (une donnée du problème), ne pas en tenir compte assèche l'esprit et la production optimale de l'esprit. Non pas la production efficace mais bien optimale comme source de l'épanouissement intégral de la personne humaine.
Monsieur Van ROMPUY a dit une chose importante. La liberté. Il a ajouté qu'au sens des valeurs intrinsèques à la condition humaine, plusieurs éléments, entre autres l'égoïsme privaient l'homme de la liberté. Il y a donc une autre misère. Et c'est exactement l'absence de la liberté.
De ces analyses produites par des érudits de taille, hommes de terrain et d'expérience, politiques alors même théologiens, j'adresse deux questions, spécialement au Président du Conseil européen Mr Herman Van Rompuy.
1) D'abord, cet assèchement de l'esprit qui semble être la conséquence de l'organisation de notre société en occident, ne produit-il pas d'autres formes de misères, graves, à tel enseigne qu'au delà des avantages mesurables et physiques du capitalisme, la solitude et la rupture de la chaîne de solidarité culturelle qu'elle produit, amenuisent substantiellement et dangereusement les chances d'avoir effectivement des femmes et des hommes pleinement libres - dans la dimension haute de l'humain ?
Est-ce qu'elle ne plonge guère l'homme exactement à la croisée des chemins qu'il faille s'arrêter et opérer le choix sur le sentier plus vertueux qui conduit réellement et assurément vers le triomphe des valeurs profondes exprimées par l'homme croyant et politique que vous êtes ? Même quand ce sentier serait parsemé de tant d’embuches et d’obstacles face au modèle auquel se réfère notre société aujourd’hui et dont les limites s’avèreraient non négligeables ? ;
2) Ensuite, la méthode comparative que vous avez usitée lorsqu'il fallait apprécier l'Afrique des temps anciens et celle d'aujourd'hui, notamment en termes des résultats justifiant le chemin jusque là emprunté (capitalisme) est-elle réaliste quant aux valeurs profondes que vous confessez et le drame corroboré par la négation de la vie humaine par des viols systématiques dans le KIVU, dans les Grands Lacs et au Congo ?
Que signifie la croissance économique que vous avez mentionnée face à près de cinq millions de morts à l'Est du Congo ou du génocide au Rwanda ? Cinq millions de morts en Afrique des grands lacs. Cela semble une situation sans pareille depuis la nuit des temps.
En dépit des questions, je suis persuadé que les moyens sont perfectibles, notamment dans la capacité des hommes à les repenser non pas en considérant les résultats matériels uniquement mais surtout en recherchant cet équilibre intérieur que vous avez évoqué et qui serait la source de l'équilibre extérieur.
Au cœur du monde, planter l'arbre. Le bon. Et y greffer des petits arbres qui seront compatibles et acceptés par le principe fondateur de la régénérescence et de la vie qui peut ne pas être schumpétérien. La vie de chaque personne humaine dans sa dimension sacramentale.
En remerciant encore ces éminences pour la volonté qu'ils partagent à penser un monde plus juste et plus sûre. Un village planétaire de Paix.
Alex Lumpali
01:48
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08.02.2010
Les enjeux du changement au KIVU des Grands Lacs
Aux congolaises et congolais dans la quête de l'innovation politique pour avancer ...
Chers compatriotes du Sud-KIVU,
Je viens de lire la lettre ouverte de l'ASFCO adressée à Monsieur Léonce Muderhwa, Gouverneur de notre Province du Sud-Kivu et publiée dans le Groupe Wallonie-Congo "WALCO".
En tant que fils du KIVU résidant en Wallonie et mû par le souci de voir venir un changement positif chez-nous, je vous propose cette analyse modeste qui ne s'érige du tout en leçon mais plutôt, traduit ma volonté de participer au débat sur les problèmes de notre pays, la République Démocratique du Congo et notre avenir au sein de la Région des Grands Lacs.
C'est votre droit légitime d'interpeller vos représentants.
C'est un devoir légitime qui nous incombe d'EXIGER des changements positifs dans la gestion de notre Province et de notre Pays.
En reconnaissant par ailleurs, non seulement les faiblesses des hommes et des femmes qui animent les Institutions, mais aussi les contraintes auxquelles ils sont confrontés et ainsi de pouvoir souligner, aussi, les efforts qu'ils auraient consentis où ils sont perceptibles. Sans complaisance.
Une seule volonté, une seule détermination, une unique et grande mobilisation doivent conduire et justifier des ACTIONS qui militent en faveur d'un vrai CHANGEMENT chez-nous. Sachant que les hommes et les femmes politiques sont l'émanation du PEUPLE. Dès lors, ils sont engagés et ou révoqués en fonction des résultats de leurs actions politiques.
La base, que vous êtes, doit intégrer cette notion et la généraliser auprès de toutes les populations afin que le peuple soit le PLUS FORT, qu'il s'approprie du POUVOIR et que ceux qui ont la charge de la PUISSANCE PUBLIQUE lui obéissent.
La responsabilité et la confiance sont deux dimensions corrélées et reposent sur la transitivité de l'acceptation entre les gouvernants et les gouvernés. Ces derniers ayant des points tantôt convergents, tantôt divergents sur des sujets et thèmes différents de la vie sociopolitique ne peuvent, dès lors, faire de droit de cité une éventuelle abstraction coupable ou une négation d'une marge de manoeuvre liée à la prérogative de la puissance publique conduite, elle, dans une apporche managériale de la politique. Ces prérogatives de la puissance publique sont un lévier susceptible de faciliter une gestion courageuse, anticipative qui ne relève, généralement de l’acception du commun de mortel aux stratégies d’une Paix durable et d’un développement maîtrisé. L'autorité politique doit en user dans la clairvoyance, la sagesse et dans sa capacité d'avoir une vision de loin dans la recherche des solutions aux problèmes du pays. Cela peut, souvent, heurter mais c'est alors que les hommes courageux tracent le chemin dans le rocher pour faire avancer leurs peuples. Noble conviction, ils doivent l'avoir et au service de l'intérêt général.
Dans le contrat social, JJ Rousseau nous apprend que, généralement, les populations savent très bien leurs aspirations mais, hélas, très peu de gens savent comment y parvenir.
Le rôle d'un homme, d'une femme politique et d'abord inscrit effectivement dans sa VISION de servir l'intérêt général et d'engager, chemin faisant, le peuple vers le sacrifice nécessaire à consentir pour atteindre les objectifs qu'un peuple s'est assigné. Ce sacrifice est comparable à la douleur de l'enfantement lorsque l'on souhaite des changements réels et dont les moyens peuvent, parfois, s’apparenter au domaine de la dialectique de contradiction, alors même que sur le long terme, les vrais bénéfices des gens, les vraies aspirations sont prises réellement en compte.
Du contexte ambivalent de la démocratie, évidemment naissante et de la misère qui sévit chez-nous sous toutes les formes que vous avez évoquées dans votre lettre ouverte au Gouverneur, nul ne peut récuser que les dividendes de l’Action politique aujourd’hui tardent à être très palpables malgré les efforts déployés dans le cadre d'un appretissage de la gestion démocratique d'un pays dont l'architecture institutionnelle devient complexe, parfois lourd à manipuler.
Il est malheureusement un constat général, aujourd’hui, qui semble attester du postulat selon lequel, les pays frappés par un déficit démocratique et des droits, sont ceux où les fossés et clivages s'élargissent entre gouvernés et gouvernants, notamment sur le plan social.
La tolérance zéro ne peut plus souffrir elle même d'aucune tolérance. A juste titre, le chef de l'Etat est déterminé alors à combattre les maux et les causes qui fragilisent l'Etat lui même et le rend vulnérable à des attaques, même, par des pompiers pyromanes.
Des pratiques de politesse exacerbante traduisent encore, malheureusement, la soumission du peuple au politique et qui, dans l'ignorance s'inscrit, implicitement, dans le rapport du politique dominant et du peuple dominé.
Toute personne qui se veut démocrate doit militer en faveur de l'inversion de cette tendance.
Objectivement, il semble indéniable le constat d'une disposition et la flexibilité démocratique de la première institution du pays. C'est bel et bien une opportunité que le peuple doit saisir pour s'affranchir du poids des pratiques, des habitudes et traditions sociales et politiques dépassées qui ne peuvent constituer, en aucun cas, le soubassement de la prospérité d'une société.
Sous le même postulat susmentionné, une forte hiérarchisation de la société chez-nous, une autorité incarnée par des hommes et des femmes au détriment des institutions constituent une violation des normes premières de bonne gouvernance et sont, de ce fait abusives et contreproductives. Cet état ne peut guère renforcer les règles démocratiques, impulser des nouvelles bonne façons de gérer la res publica et devoir modifier le tissu socio-économique, améliorer la qualité de vie de notre population au sein même de son espace naturel dans lequel elle s’émeut.
Nous, populations, jouons un rôle, parfois, aveugle et souvent encré dans des traditions héritées de notre dépossession citoyenne par l'ancien régime dictatorial. Simple indicatif, lorsqu'on s'adresse à des hommes et femmes politiques, pourquoi ce vocable " Excellence" à forte dose de répétition qui nous enferme dans l'intériorisation d'un rapport d'assujettis (serfs) à Seigneurs.
Nous devons changer ce rapport, cette mentalité qui n’augure encore la maturité qu’un peuple doit conquérir pour assurer son destin et son avenir en affichant une attention soutenue pour des détails non négligeables et intrinsèquement mobilisateurs ou démobilisateurs de l’énergie, de la force nécessaire à s’engager, irréversiblement, sur la voie du changement et pulvériser les goulots du blocage mental de l’action et de la puissance du peuple.
Non, le Seigneur c'est vous. C’est le peuple ! Et il doit le conquérir en s’appropriant des outils du langage démocratique, du discours courtois entaché de fermeté qui libère la refléxion et l’Action constructives.
L'excellence ce n'est pas pour les politiques qui abusent du pouvoir qui leur a été conféré par le peuple, ce n'est pas un qualificatif qui honore l'inefficacité.
Stupéfait d’ailleurs l’observation du paradoxal de vous remarquer en lecture de redondance à la fois sur des résultats qui seraient nains ou mitigés voire macabres au niveau de la Province et en même temps, d’utiliser des qualificatifs en incohérence démesurée.
L’efficacité des méthodes de gestion et leurs résultats sont la seule voie qui doit nous forcer de saluer la bravoure des hommes et des femmes politiques qui exercent leurs missions et dont les résultats constituent des vraies réponses aux vrais problèmes des gens.
Il nous faut des mesures pour secouer l'Institution et de rappeler ceux qui l'animent la charge qui leur a été confiée par le Souverain. Les pousser au DEVOIR d'œuvrer à l'amélioration continue des conditions de la vie sociopolitique locale et régionale. Cette obligeance populaire n'a de sens patriotique réel que quand elle se réfère à esprit du CIVISME qui ne recourt guère aux méthodes et schémas qui nous conduiraient à des résultats désastreux et non souhaités. En d'autre termes, comme le disent les français, du bras de fer dans un gan de velours. Dans l'esprit des lois du pays et des droits de chaque citoyen, il est responsable de pousser un peu loin les revendications, de les clarifier afin que le politique et le peuple au service duquel il est commis, aboutissent à des négociations des meilleurs moyens par lesquels on peut bâtir la Province et le Pays. Les revendications responsables devant être constructives, sensées et menées avec méthode.
L'année dernière j'ai été animé un cycle de conférences successivement à Kinshasa, à Goma et à Bukavu. J'ai beaucoup insisté sur la rationalité des choix politiques comme impératif de stabilité du Congo et de toute la Région des Grands Lacs mais aussi les quatre limites conceptuelles de la bonne gouvernance à savoir la CONFIANCE, la RESPONSABILITE, la RECIPROCITE et l'AUTORITE.
De ces dimensions doit naître un consensus normatif en vue d'améliorer les conditions de l'ACTION POLITIQUE dans une Communauté.
Pour une bonne réciprocité, il est donc indispensable d'organiser une influence et une surveillance des citoyens afin de pousser le leadership à une prompte réaction politique et à la responsabilité.
Il faut beaucoup travailler sur cette capacité du peuple d'influencer, de surveiller, d'engager et de révoquer les hommes et les femmes politiques afin de les obliger d'être respectueux des lois et règles qui s'inspirent de l'aspiration profonde du peuple.
J'ai aussi évoqué la notion des contraintes de l'action politique et les conditions de l’exercice du pouvoir politique dans un contexte de complexité d'enjeux et où un devoir d’équité des choix politiques peut dicter des mesures, apparemment absurdes, au travers d’un processus du management de moyens susceptibles d’organiser un aboutissement à un seuil à faire prévaloir, plus tard, le droit au sens large. Car sans fleur, sans une perception des problèmes sur des horizons avancés et ouverts, point de place à la rationalité anticipative, laquelle doit promouvoir des politiques qui minimisent les coûts d’opportunité des visés actuels et de long terme. Un regard rétrospectif sur les quinze dernières années nous permet d'apprécier, objectivement, les écueils vaincus et le chemin parcouru. La course continue et le but demeure.
Il est aussi utile de savoir que ces contraintes et l’exercice du pouvoir dans notre pays, relèvent tant de la conjonction des réalités nationales, régionales et internationales (communauté internationale). Dans la prescription qui doit tenir compte d'un diagnostic sérieux, l'on ne peut se complaire des méthodes parcellaires mais plutôt, privilégier l'approche globale sans laquelle les solutions préconisées seraient comparables à un verre du sel qu'on dilue dans un océan. Car, il faut s'attaquer, la tête froide, aux causes profondes de l'instabilité chez-nous afin d'éviter, demain, un revirement infernal par la case de départ.
Les citoyens avertis devraient transcender les intérêts partisans pour admettre que dans certaines obscurités conditionnelles, la voie indiquée comme solution de coin serait de répondre au besoin de soutien populaire dont un Chef d'Etat africain aurait besoin pour pouvoir engager, stratégiquement, le pays sur la voie de l'autonomie face à des emprises multiformes et déstabilisatrices de la conscience plus réfléchie sur les réelles aspirations du peuple. Ces dernières étant portées par une Vision et des politiques réfléchies et réalistes et sa responsabilité clairement engagée.
Les points dressés par votre organisation à l'instar des multiples autres, semblent indiquer que le chef de l'Etat KABILA a,incontestablement,besoin sécouer encore davantage sa majorité, de promouvoir une approche pédagogique de sa Vision et de faire comprendre aux leaders régionaux et d'opinion, à la population du Congo et en particulier celle de l'EST, les mobiles qui justifient les choix des politiques susceptibles d'engager, durablement, l'EST sur la voie de la PAIX, nonobstant les imperfections et les limites d'appréciation des solutions qui ne doivent, nécessairement, croiser la lecture et les appréhensions sociales des populations abasourdies par les problèmes récurrents vécus au quotidien.
Pour rendre plus crédible l’action du Gouvernement, la majorité présidentielle au pouvoir au KIVU doit agir pour poser des balises de la lutte contre la désertification sociale, économique et politique. Ainsi, devoir poser les jalons d’un paradis social au sens apparent des conditions d’une dignité humaine retrouvée au Congo et dans notre Province.
Chers acteurs Kivutiens, chers compatriotes de l’Asfco, je vous exhorte enfin, d'afficher un esprit de combativité qui enraye définitivement le vocabulaire des Serfs à des Seigneurs alors même que le respect subsiste et est de mise.
Ici en Europe, les hommes et les femmes politiques sont des citoyens comme tout le monde avec évidemment des charges spécifiques qui ne font nullement d'eux des puissances, des Rois ou des Excellences injustifiées et démesurées.
Le vocabulaire approprié peut beaucoup changer une société en dictant des attitudes et des actions innovantes pour une réfraction sociale assumée dans l'égalité des droits de chacun à la dignité humaine.
Ceux qui minent cette dignité ne peuvent être des « excellences »; par contre ceux qui recherchent cette dignité, malgré les pesanteurs de quelques bords qu'ils soient, sont des hommes et des femmes à comprendre et à encourager vers cette voie. Il y a en très peu chez-nous au Congo et il faut que l'espace de décision qui tient à impulser des changements profonds dans notre société soit ouvert à des esprits disciplinés, dignes et capables d'abnégation de soi et d'envie de promouvoir l'intérêt premier de la Collectivité, dans une démarche innovante et de pro activité politique, économique et sociale.
Agissez donc au delà du discours, dans la fermeté et la sagesse. Il en faut de la méthode et nous sommes disposés à aborder, encore prochainement, au Congo et dans toute la Région des Grands Lacs la question épineuse de l'intérêt collectif à l'échelle du Congo et de la Régionale des Grands Lacs.
Je souhaite vous associer à l'organisation des conférences que je tiendrai encore prochainement dans la Région des Grands Lacs.
En communion patriotique, je vous transmets, ainsi qu’à tous les acteurs et artisans de la Paix et du développement de notre Province, mes fraternelles salutations.
Alex Lumpali
Ancien délégué des étudiants à l’UCB (Université Catholique de Bukavu)
Militant pour la Bonne Gouvernance et l’Innovation politique au service du développement socio-économique au sein d’Afrique des Grands Lacs des peuples
Directeur du CEICO" Centre d'Initiatives Congolaises" de Belgique
Professeur d'Economie du développement à la Haute Ecole de Namur-Belgique
17:01
Écrit par Alex Lumpali, Pr
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23.01.2009
Opération conjointe armées Rwandaise et Congolaise au KIVU
Chers compatriotes,
Il est normal de se poser toutes les questions qui traversent les esprits des uns et des autres. Il est légitime de maintenir une attention constante sur la souveraineté de notre pays. Il est tout à fait acceptable d'interroger les visions et les stratégies congolaises en vue de la pacification du pays.
Il est tout aussi inimaginable de ne pouvoir envisager les voies de normalisation des rapports entre le Congo et le Rwanda, deux pays contrariés naturellement, géographiquement, économiquement et socialement de bâtir ensemble l'avenir du développement économique et social de la Région des Grands Lacs.
Faudrait-il rappeler que les oppositions destructives, les haines et l'intolérance sont des ferments des guerres interminables. Faudrait-il aussi rappeler que l'aliénation d'une partie de territoire ne peut se faire qu'avec la volonté de la population. La situation du Kivu n'est pas comparable avec celle du Kossovo.
Il faut juste que les rwandais et les congolais comprennent qu'il est plus que temps de normaliser leurs relations, leurs échanges si on veut la paix et la stabilité régionale.
La décision controversée n'appelle pas nécessairement à l'unanimité décisionnelle, c'est une question de conviction et de vision politique. Néanmoins, il y a une exigence pédagogique d'explication et de mobilisation générale afin d'en garantir une opérationnalisation plus saine.
Cette analyse s'écarte très largement de toute position partisane. Je tiens à dire à mes compatriotes qu'il est normal d'être en contradiction avec le décideur à qui, il faut tout naturellement rappeler le poids de sa responsabilité et le nécessaire usage d'une dose suffisante de sagesse et de réflexion anticipative.
Je pense personnellement qu'il a mesuré toutes les conséquences possibles sous contrainte d'un monde mouvant et des enjeux de l'heure.
La vigilance est un devoir citoyen mais les réactions épidermiques sont le lot des faibles à bout ou à mal de propositions et solutions concrètes, réalistes.
14:57
Écrit par Alex Lumpali, Pr
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01.07.2008
Un Congo libre, un leadership et un peuple responsables comme facteur premier de l'indépendance et du développement socio-économique
14:46
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06.05.2007
Raison et intelligence/Notre réaction sur le blog du congolais
Raison et intelligence
Monsieur Phil Lomboto,
Ils sont remarquables votre style, votre cohérance et par dessus le bord, votre politesse. Dès lors, c'est intéressant de mener une discussion sur la vie socio-politique au Congo.
Mais avant de m'engager dans ce débat, quel argument pertinent pouvez-vous opposer à notre ami RonDevu quand il dit:"Mobutu était congolais, et il paraît qu'il a fait plus de mal à ce pays que les belges de naguère qui, si je me souviens bien n'étaient pas congolais.
Ce n'est donc pas la nationalité qui te garanti ton honnêteté, mais l'amour du pays" ?
Là, c'est le seuil du fonctionnement pratique de l'intelligence.
Vos analyses précédentes me semblent relèver d'une méthode de refléxion qui ne propose de "réel" résultat càd des réponses réalistes face aux contraintes et réalités du terrain. Et là, acceptez avec moi, qu'il s'agit d'une approche de forme et pas de fond, surtout, lorsqu'il est question de résoudre des questions difficiles et complexes.
Voilà, du raisonnement au pragmatisme de l'action,il ya un fossé et une décision responsable, s'agissant surtout de la gestion de l'Etat, se veut pratique et implique toujours un côut de renonciation.
N'en demeure pas moins vrai qu'il est un devoir pour le politique d'optimiser leurs décisions de manière permantente et en fonction des évolutions et conditions de l'environnement socio-politiques.
11:43
Écrit par Alex Lumpali, Pr
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La démocratie est un processus à façonner/notre précision sur le blog du congolais
La démocratie est un processus à façonner
Bien cher compatriote P. Lomboto,
Chers lecteurs,
L'histoire des peuples nous apprend que les transformations sociopolitiques sont souvent l'œuvre d'une minorité agissante et qui développe des capacités et stratégies de leadership pour le commun de mortel. Le mot vaut son pesant d'or: AGIR
Il est inimaginable de penser qu'il faille suivre, aveuglement, les gouvernants actuels. Car, je pense Mr. Lomboto, tu es d'accord avec moi qu'il y a, aujourd'hui, en RDC, une opposition organisée et structurée. Il serait paradoxalement illusoire de penser qu'il n'y aura pas des gens qui suivront tout à la lettre, adoptant un profil "bas" qui obéît à leurs propres et uniques intérêts.
La démocratie n'est pas une finalité, c'est un système toujours en marche dont les menaces, les opportunités, les forces et les faiblesses doivent être perçues par tous ceux qui se montrent soucieux de la res publica, qui disposent des compétences pour ce faire, afin de proposer des actions concrètes à même de s'approprier de ces variables, les intégrant dans un corpus pour les traiter, au mieux, les transformant en des résultats probants pour assurer fonctionnement institutionnel et prospérité socio-économique. C'est la tâche essentiellement des gouvernants mais aussi des opposants. C'est le devoir de tous.
La question centrale se pose alors en termes de méthode de TRAITEMENT.
Comment concilier les avis divergents, les volontés opposées, les intérêts également et souvent opposés ? En minimisant strictement les coûts des opérations.
C'est probablement encore à ce stade que les avis " sur la méthode " vont davantage se distancer.
Le régime de MOBUTU était incapable de gérer. Et gérer, c’est prévoir. Les mutations en ce siècle, dans tous les domaines, sont également à prendre en ligne de compte pour les gouvernants africains avisés afin de régler durablement les maux qui rongent et minent la vie des peuples africains. Et à ce stade, les ajustements ne se font pas sans douleur. Il faut enfanter une nouvelle Afrique, des nouveaux rapports et relations de voisinage. Si, de manière critique et mesurée, je suis un adepte du consensus, à condition que celui-ci garantisse durablement aux peuples de vivre en paix, je m’insurge néanmoins à toute tentative belliqueuse de spolier le territoire national.
Imaginons que la solution la plus radicale et probablement la plus appropriée (sur le plan logique formel) soit de recourir à la force pour nous faire entendre auprès des pays voisins (RWANDA, OUGANDA, BURUNDI, ANGOLA et qu’en sais-je encore, bref tous ces pays frontaliers avec lesquels il subsiste depuis très longtemps des cas litigieux en matière de frontière), aurions-nous les moyens de mener une offensive sans nous faire foudroyés au risque d’une balkanisation et une déchéance du pays dans ses frontières ?
Non, je suis de ceux qui pense qu’il faut la raison, bien sûr ; Il faut une grande sagesse. Des voies tortueuses peuvent être empruntées pour s’aménager une portée de sortie vers une certaine capacité à agir promptement, efficacement et avec succès.
J’ai donc du mal à comprendre ceux qui s’acharnent à exiger des mesures imminentes aux gouvernants actuels. Tout en exerçant une opposition réfléchie, je pense qu’il faut être réaliste.
Revenons au réalisme de terrain dont j’avais parlé et que certes, vous aviez mal compris. Le terrain auquel j’ai fait allusion ne se conçoit pas en terme géographique au Congo. Plutôt en termes de l’environnement tant national qu’international. Autrement dit, les mesures et politiques réalistes, ne peuvent être envisagés sans en calculer les résultats probables eu égard aux contraintes internes et externes.
Enfin à quoi cela servirait de se casser les méninges sans volonté de proposer des solutions ? Soyons sérieux !
La RDC est mieux qu’hier pendant la guerre, et il sera encore mieux si nous apportons des critiques constructives et chacun développant son ingéniosité, son savoir-faire pour poser des ACTIONS.
11:41
Écrit par Alex Lumpali, Pr
dans Général |
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